Historique et enjeux d’internet et des nouveaux médias

I. Médias mobiles et la géolocalisation

II. Nouvelles applications : Réalité augmentée, Fablab (fabrication Laboratory)

III. Risques du développement : Darknet, piratage

I. Médias mobiles et la géolocalisation :

Sachant que chaque méthode possède des avantages et inconvénients, les smartphones combinent aisément les technologies pour bénéficier de la meilleure précision à tout moment et pour un minimum de consommation de la batterie du téléphone. Ainsi il est possible d’avoir un positionnement GSM pour obtenir rapidement une position, pendant que la puce GPS est activée et qu’elle détermine une localisation plus précise.

Il est par ailleurs intéressant de savoir que les smartphones enregistrent la dernière position connue pour économiser de la batterie et gagner en réactivité.

La géolocalisation sur smartphone est un concept peu connu qui mérite d’être clarifié pour mieux comprendre les forces et faiblesses de ces technologies. La démystification permet de comprendre les enjeux liés à la précision de la géolocalisation et ceux liés à la limitation de la batterie de ces petits appareils. Cet article résume les technologies existantes en indiquant les avantages et inconvénients de chaque solution.

Technologies existantes
Géolocalisation par GPS (satellite)
Réservé exclusivement aux terminaux équipés d’une puce GPS, ce système de localisation se base sur les signaux émis par un réseau de satellites afin de déterminer la position géographique. La précision de cette technique est estimée de 15 à 100 mètres pour le réseau GPS.

A noter :

Le réseau européen Galileo est en cours de déploiement et promet une meilleure précision que le réseau GPS qui, quant à lui, est un réseau américain initialement développé pour un usage militaire.
Petit inconvénient, les systèmes qui exploitent la puce GPS conduisent à une plus grosse consommation de la batterie. En conséquent, les téléphones mobiles équipés peuvent activer ou désactiver l’utilisation de la puce pour préserver la consommation d’énergie du téléphone. Cette fonctionnalité est indispensable car un téléphone avec une puce GPS allumée en permanence tomberait à court de batterie dès le milieu de journée.

Astuce :

Il existe pour moins de 5€ des chargeurs de smartphone qui se branchent directement sur l’allume-cigare des voitures. Ces petits adaptateurs bons marchés évitent bien des mésaventures.

Avantages :

Bonne précision

Inconvénients :

Le système ne fonctionne pas toujours en intérieur, il met du temps à déterminer la position lors du démarrage et il consomme beaucoup d’énergie.
Géolocalisation par GSM
La géolocalisation par GSM détermine une localisation géographique en se basant sur les antennes GSM, c’est-à-dire les antennes relais qui servent habituellement à transférer les données aux téléphones mobiles. La précision de ce type de positionnement peut aller de 200 mètres à plusieurs kilomètres, selon la densité des antennes. En milieu urbain, la densité est plus élevée et permet donc un meilleur positionnement qu’en milieu rural.

Avantages :

Consomme peu et est rapide à démarrer

Inconvénients :

La couverture géographique dépend du réseau des antennes relais. Lorsque le nombre d’antennes est faible la géolocalisation est peu précise, et lorsqu’il n’y en a pas la géolocalisation est impossible
Géolocalisation par Wifi
La géolocalisation Wifi exploite la position connue de certains réseaux wifi pour déterminer la position d’un appareil. Un smartphone équipé d’une puce Wifi pourra alors se baser sur les connexions wifi qu’il détecte à proximité pour estimer son emplacement géographique. La précision dépend de la puissance des points d’accès Wifi, c’est-à-dire quelques dizaines de mètres.

A noter :

Google utilise des voitures qui parcourent les villes pour prendre des photos utilisables dans Google Street View et pour obtenir une liste de toutes les connexions wifi qu’ils détectent. Ces données sont associées à la géolocalisation de la voiture et servent justement à renforcer la puissance de la géolocalisation Wifi.

Avantages :

Consomme peu et a une bonne précision

Inconvénient :

Presque inutilisable en zone rurale

Combinaison des solutions :

Sachant que chaque méthode possède des avantages et inconvénients, les smartphones combinent aisément les technologies pour bénéficier de la meilleure précision à tout moment et pour un minimum de consommation de la batterie du téléphone. Ainsi il est possible d’avoir un positionnement GSM pour obtenir rapidement une position, pendant que la puce GPS est activée et qu’elle détermine une localisation plus précise.

Il est par ailleurs intéressant de savoir que les smartphones enregistrent la dernière position connue pour économiser de la batterie et gagner en réactivité.

II. Nouvelles applications :

Réalité augmentée, Fablab (fabrication Laboratory) :

Drôle d’expression que la réalité augmentée, comme si la réalité ne se suffisait pas à elle-même et devrait donc être augmentée (et pourquoi pas diminuée ?), en tout cas transformée par l’intégration de nouvelles techniques de perception dans notre champs visuel, auditif et même notre perception tactile. Alors, nouveaux gadgets ou nouvelle façon d’appréhender la réalité, ce champs de développement technologique est en tout cas en pleine expansion et ses promesses de succès son nombreuses dans des domaines aussi variés que le commerce, le tourisme, l’éducation, la santé, l’industrie ou encore le jeux vidéos et le cinéma.

Comment définir cette augmentation de la réalité ?

Selon le philosophe Godefridi la réalité augmentée est un « élargissement de la réalité à un média-monde ». On rejoint dans cette définition le projet du célèbre réseau virtuel Second Life qui n’a pas connu un succès très pérenne sans doute à cause de sa dimension uniquement virtuelle. Mais justement, la démarche de la réalité augmentée est différente. Elle propose un système (au sens informatique) qui rend possible la superposition d’un modèle virtuel (3D ou 2D) à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’images virtuelles aux images réelles) qu’aux perceptions tactiles ou auditives. Techniquement et pour essayer de faire simple, la réalité augmentée visuelle pour ne parler que de celle-ci, repose sur l’insertion d’objets virtuels dans une vidéo qui filme la réalité en directe. Par exemple, j’intègre de faux arbres dans le film d’une descente de ski réelle que je suis en train d’effectuer. Cela est notamment permis par le développement de lunettes virtuelles comme les Google glass dont on parle souvent qui associent les deux niveaux de réalités. La principale difficulté de cette superposition du réel et du virtuel est justement que les deux réalités soient bien cohérentes et se superposent sans décalages.

Mais quel est l’intérêt de telles recherches technologiques et quels sont les exemples d’applications concrètes qui sortent du côté gadget ?

On peut se poser la question du pourquoi de tels investissements technologiques par rapport à la plue-value possible que cela va nous apporter. Pour mieux comprendre il faut replacer le vrai besoin qui sous tend cette réalité augmentée. L’économie se virtualise de plus en plus avec le risque, si cette réalité virtuelle ne s’améliore pas, de lasser les internautes qui préfèrerons retourner dans la vie réelle, celle des vrais magasins et des vrais expériences sensibles. Ce constat est très concret. Les acteurs du commerce électronique, même si ce dernier se développe très bien, ont du mal à transformer les visites virtuelles en achats. Bien souvent, il faut que les internautes aillent vérifier en magasin si le produit leur convient.

Il est en effet très difficile de se représenter ce que va donner un vêtement sur quelqu’un ou comment un meuble va prendre sa place dans un pièce de sa maison. Or le commerce électronique repose justement sur une virtualisation de la représentation. On peut bien sûr voir des photos, parfois même des vues en 3D des produits sur Internet, on peut même admirer des superbes des mannequins (ce qui préfigure d’ailleurs assez mal ce que cela va donner sur soit…), mais il est impossible de faire un essayage virtuel. Et bien avec la réalité augmentée, cela devient possible.

Les acteurs du e-commerce sont de plus en plus nombreux à proposer ce service à leurs clients en utilisant par exemple l’application Playviz qui permet d’insérer virtuellement un objet de décoration dans son salon ou sa cuisine à partir d’une simple photo. Le lunetier Atol permet désormais l’essayage de ses nouvelles lunettes à distance par le biais d’une webcam grâce à de nouvelles applications comme Fittingbox. Il existe aussi des applications de réalité augmentée pour faire du marketing avec des petits tags collée à des boîtes de céréales à partir desquels on va pouvoir accéder à des informations, des jeux, des avatars ludiques pour les enfants…

Les applications concernent-elle d’autres domaine que le commerce ?

Le besoin de la réalité augmentée est de faire le lien entre le virtuel et le réel. Les habitudes changent à la vitesse d’adoption des technologies par le grand public. Ce qui passait pour un gadget il y a quelques mois peut peut devenir indispensable demain. Par exemple dans le secteur médical où des lunettes à réalité augmentée permettent désormais aux chirurgiens d’avoir dans leur champs de vision différentes informations nécessaires à leur intervention. Dans les villes, où de nombreuses applications se développent chaque jour pour enrichir le mobilier urbain, les transports ou encore le patrimoine immobilier avec de multiples informations pratiques à dimension historique, culturelle ou économique. C’est le cas de Culture Clic qui permet d’accéder à de l’information culturelle et artistique sur 1350 sites ou monuments historiques, de Meilleur Agents qui permet d’obtenir le prix du m2 d’un bien immobilier en orientant tout simplement son smartphone vers un immeuble quand on passe devant, de Realme qui utilise la même technologie pour trouver des locaux commerciaux disponibles en se baladant dans la rue ou encore de Métro Paris, la 5ème application la plus téléchargée de l’Appstore, qui donne un ensemble d’informations sur le transport en commun parisien, le trafic, l’emplacement des stations. L’édition et l’éducation se penchent aussi sur ces technologies d’enrichissement d’information avec par exemple l’application Dokéo de Nathan qui permet d’enrichir ses manuels de réalités augmentée.

Cet enrichissement supplémentaire de l’information ne risque t-il pas de saturer les utilisateurs ?

C’est en effet un risque qui aboutirait paradoxalement non pas à un enrichissement mais à son appauvrissement. Comme dit l’adage, trop d’info tue l’info. Le véritable défi qui nous attend n’est pas forcément l’enrichissement quantitatif d’informations, vu la saturation informationnelle dans laquelle nous sommes plongés mais dans sa qualité et son ciblage. L’extrême foisonnement d’informations et l’utilisation des interfaces numériques produisent déjà des effets de réduction des formats, des messages, du zapping et une lecture transversale et superficielle des informations.

L’infobésité ambiante favorise les messages courts, les titres accrocheurs, les chiffres clés, les nouveaux formats visuels comme les infographies interactives, les vidéos dessinées ou les diaporama. Ce phénomène général de réduction de l’information pose de nombreuses questions sur la société de la connaissance promise par l’ère de l’information.

Or l’information, surtout à haute dose et réduite à des slogans et des chiffres n’est pas la connaissance. Je pense donc qu’une réalité augmentée devrait surtout s’enrichir de moyens et stratégies d’accéder et de construire de la connaissance et non de déverser une masse toujours plus grande d’informations souvent indigestes.

III. Risques du développement : Darknet, piratage :

Qu’est-ce qu’un darknet ?

Évolution de la définition

Employer dans une conversation le terme darknet suscite presque immédiatement une polémique, tant le terme est controversé. Pour certains, le darknet serait la face cachée (dark) de l’Internet (net), pour d’autres, ce serait une zone de non-droit du cyberespace (net) dans laquelle ne se commettraient que des activités illégales (dark). Pour d’autres encore, ce serait un mélange des deux.

Avant de poursuivre, il est indispensable de préciser la définition de certains termes qui sont confondus avec le terme darknet : le deep web, le web invisible, le web profond et le web caché. Ces quatre termes sont synonymes les uns des autres et recouvrent la partie de l’Internet accessible en ligne mais non indexée par le moteurs de recherche classiques généralistes (Google, Yahoo !, etc.). Il convient cependant d’être prudent, et de bien préciser que le web invisible est inaccessible aux moteurs de recherche classiques, car de plus en plus de moteurs de recherche spécifiques se développent. Ainsi le moteur de recherche shodan1, créé en 2009, référence l’ensemble des objets connectés à l’Internet, quelle que soit leur destination.

Les utilisateurs du darknet

Au fil du temps, les darknets sont passés du partage de fichiers confidentiels au partage de fichiers piratés (musique principalement, à la fin des années 90), puis à un partage de produits illégaux et enfin à la défense de la vie privée. Les réduire au seul moyen de protection d’activités illégales est réducteur. D’ailleurs, Biddle, England, Peinado et Willman reconnaissaient que Gnutella ne permettait pas que des choses illégales [Bid].

Étant donné les éléments contradictoires circulant sur les darknets, il est logique de se demander si ces réseaux sont vraiment utilisés ou s’ils ne sont qu’une légende urbaine cybernétique. Une étude [Kad] menée en 2014 et 2015 qui avait pour but de calculer la part du trafic réseau attribuée aux services cachés et de compter le nombre d’adresses uniques (en .onion) montre que « 30 000 services cachés du réseau Tor représentent environ 3,4 % du trafic total du réseau, selon une étude du projet Tor. »

Cependant, comme nous l’avons souligné précédemment, on ne trouve pas que des sites ou objets réputés illégaux dans les darknets.

Piratages

 

Dupont-2010-Les-pirates-informatiques_0

 

 

Dans ce document M DUPONT explique l’évolutions du piratage dans notre société.